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  • Atelier Lucien

• ARTICLE • c'est popote qui régale

Dernière mise à jour : mars 17

L’idée de boire une bière fraîche en terrasse sans un bout de fromage ou encore un morceau de saucisson, parait complètement irréaliste pour certaines personnes. Et bien pour nous aussi, et c’est pour ça que Popote est là.

Popote c’est notre cantine qui vous propose une cuisine saine, équilibrée et locale à la Friche (on nous dit dans l’oreillette que les frites sauce neufchâtel ce n’est pas si sain que ça, mais bon, who cares, c’est tellement bon).


LA NAISSANCE DE POPOTE


Si on remonte aux prémices de cette chouette cantine, il faut se projeter en 2014. Le besoin de proposer de la nourriture au seins de nos différents événements s’est rapidement fait sentir. Parce qu’on aime tou·te·s manger et que c’est toujours sympa de grignoter quelque chose avec ses potes en buvant une petite mousse. Heureusement pour les Luciens, se trouvait dans leurs rangs une vraie cuisto en herbe.



Mathou nous raconte son parcours un peu atypique :

ITW DE LA MAMAN DE POPOTE : Mathilde (Mathou pour les intimes)


Parle nous de toi :


« J’étais la plus apte à faire la popote au départ. De fils en aiguille cette histoire a bien grossie. C’était important qu’on ait un lieu avec un minimum de nourriture, mais vu que je n’étais pas affiliée seulement à la restauration c’était un peu compliqué pour moi d’être à 100% dedans.

Au début c’était pour des événements ponctuels. Ensuite pour les Parenthèses, je faisais à manger chez moi avec des bénévoles et on ramenait sur le site. L’année dernière, avec toutes les modifications de la Friche, on s’est dit que c’était l’opportunité de monter un vrai espace de restauration digne de ce nom. Parce que l’idée, c’était aussi de garder en interne la restauration, parce que c’est un domaine qui nous tient à coeur.

Tu es diplômée d’architecture mais pourtant on mettrait notre main à couper que tu as fait des études dans la cuisine. Comment ça se fait ?


Je n’ai pas de formation cuisine à proprement parler mais j’ai toujours baigné là dedans. Mes grands parents du coté maternel étaient charcutier-traiteur et ma grand mère du coté paternel qui est réunionnaise, cuisine énormément. Alors dès mes 3 ans, j’avais déjà les mains dans la nourriture. Vous vous doutez bien qu’avec des grands parents qui cuisinent, mes parents s’y sont mis aussi. On avait quasiment que des produits fait maison chez nous. Par exemple, on n’avait pas de pain au chocolat/croissants, on les faisait nous même. Comme la pâte à tartiner ou encore le ketchup. Préparer ses propres petits plats, ça faisait parti de mon éducation. Alors oui, j’ai toujours hésité entre la cuisine et l’architecture. Choix cornélien. Déjà à la fin de mon collège, j’ai failli faire un CAP cuisine, mais je n’avais pas envie de me restreindre et de partir loin de ma famille. A la fin de mon lycée, rebelote, j’ai une nouvelle fois failli répondre à l’appel de la nourriture en postulant dans une école de restauration. Mais même si j’étais prise, j’ai préféré privilégier l’architecture. Parce que je me suis toujours dis que l’architecture ce n’est pas quelque chose que je pourrai apprendre autrement qu’à travers des études, contrairement à la cuisine. Depuis mon plus jeune âge, on me disait déjà que je me débrouillais plutôt bien et je savais qu’avec des petites formations et de l’expérience, je pourrai apprendre de manière autodidacte. Donc me voilà après mon diplôme en formation d’architecture, responsable restauration de l’Atelier Lucien ! »


L’ENGAGEMENT DE POPOTE : miroir des valeurs des Luciens


Popote, c’est un endroit humain, où les relations humaines sont très importantes. Ce n’est pas seulement bien manger. C’est aussi venir chiller sur la terrasse au soleil, en famille ou entre (po)potes. On ne vend quasiment que du fait-maison. On bannit tout ce qui est surgelé, plat industriel. On bannit aussi tout ce qui est additifs, sans conservateurs et on travaille au maximum avec des producteurs, artisans et commerçants locaux, de manière à avoir des produits de qualités, à des prix réduits.


Plus on valorise les circuits courts (càd, il n’y a pas grand monde entre les productreur·ice·s et nous) plus on peut avoir des marges intéressantes. C’est comme ça qu’on peut proposer au public des produits de qualités, à prix raisonnables. Il y a vraiment une volonté de faire une cuisine maison, qui respecte les saisons et qui est le plus possible sans déchets. Par exemple on utilise de la vaisselle biodégradable/compostable ou encore issue de ressourceries.


« Ce sont des valeurs très importantes, des valeurs communes à la Friche et à l’Atelier de manière générale »

A la Friche, on accueille des labels de musique, mais pas que :

Toutes ces démarches autour de la problématique du zéro déchets, autours du fait maison, de l’approvisionnement en circuit court ou encore l’utilisation des produits en agriculture raisonnées ou bio (selon ce qui est possible) nous ont permis d’obtenir le label Ecotable 2/3.

C’est un label récent créé il y a 2 ans, qui regroupe un certain nombre de restaurants principalement sur Paris. Généralement, ce sont plutôt les restaurants classiques avec une vraie salle et un vrai service qui obtiennent ce label mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas considéré comme classique, qu’on s’est découragé pour l’avoir ! L’idée, c’est obtenir d’ici quelques années le niveau trois et d’être au top.


Avec ce label, on peut obtenir un ensemble de pastilles qui correspondent chacune à un engagement. Chez Popote on est fier d’être décoré de 3 pastilles (oui, c’est un peu comme des médailles pour nous) :

  • Viande durable

  • Locavore

  • Circuit Court

On souhaiterait obtenir le plus de pastilles possible, dans la mesure où ces pastilles représentent des valeurs qui nous tiennent à coeur et que nous trouvons indispensables dans la cuisine responsable.


LA CUISINE INCLUSIVE DE POPOTE POUR LES PETITES FAIMS, LES GROSSES, LES MOYENNES, LES GOURMANDES, LES COUPABLES, LES TIMIDES, LES SUBTILES…


Popote, c’est vraiment l’idée d’avoir quelque chose de familial. On ne fait pas des choses très travaillées (enfin un peu quand même, mais c’est pas top chef ici). Premièrement, parce qu’il y a une question de prix et de coût. Deuxièmement, parce qu’on veut vraiment garder cette proximité avec les gens, avec un aspect généreux et bon-enfant. Ce sont des recettes familiales ou tout simplement des envies du moment. On pense à tel type de légume, selon tel saison. On se dit « oh, ça serait bien de travailler ça ou ça », et hop, ça fait des tartinades de choux rouge véganes au jus de pomme vinaigré et à l’oignon.


Donc chez Popote, il y a deux types de cuisine. Une grosse partie « street food » avec des frites fraîches (huuum, la sauce neufchâtel), des sandwichs, des planches apéro à partager (ou non), des choses qui peuvent être fris (parce que le gras c’est la vie), ou encore des choses un peu plus exotiques (comme les pastels qui sont des chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes, issus de la cuisine sénégalaise).

À coté de ça, on va trouver une cuisine un peu plus traditionnelle avec des menus (disponibles seulement le mercredi), avec la possibilité de prendre une entrée-plat ou un plat-dessert, en option végétarienne ou en option viande. Les menus sont créés selon l’envie de Mathou ou selon l’approvisionnement auprès des producteur·ice·s, artisan·e·s ou commerçant·e·s locaux. Car n’oublions pas, même si les inspirations viennent d’un peu partout, les ingrédients, eux, sont sourcés au plus près de la Friche.

Et comme on aime les « gourgandises » chez les Luciens, on peut aussi trouver des petits desserts, comme des fondants/moelleux au chocolat, de la glace, des tartes etc. Des choses simples et bonnes quoi.



Voilà, maintenant que vous savez tout sur Popote, on espère qu’on vous a mit l’eau à la bouche et qu’on vous retrouvera à la Friche avec un cornet de frite sauce neufchâtel dans les mains.

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