LE JOURNAL

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  • Atelier Lucien

• ITW • Élodie du groupe d'action féministe de Rouen

Mis à jour : févr. 24

Construire ensemble un féminisme inclusif et intersectionnel ? C’est possible avec la GAF. Mais comment ça se passe ? Élodie nous raconte tout :





Parle nous de toi


"Quand on commence à être agacée, énervée par tout ce que l’on voit, on a de plus en plus envie de s’investir"

Peux-tu te présenter ?


Je suis Élodie et je suis membre du Groupe d’Action Féministe de Rouen.

Quel a été le déclic qui t’a fait t’engager ?


Je ne crois pas qu’il y ai eu de déclic, ça a été progressif. Quand on commence à être agacée, énervée par tout ce que l’on voit, on a de plus en plus envie de s’investir. Et un jour on décide d’aller dans une asso. Il n’y a pas un déclic en particulier, c’est une somme de choses.

Pourquoi cette cause ?

Parce que déjà en tant que meuf, on subit pleins de discriminations, voire d’agressions tous les jours. Et puis il y a un besoin de se retrouver, de sororité, d’entre-aide et de solidarité qui m’a poussé à m’engager.

Quelles sont tes inspirations ?


Que ce soit le GAF de Rouen ou moi, on se retrouve dans le féminisme intersectionnel. C’est un féminisme qui prend en compte les multiples discriminations, dont les femmes, hommes trans et personnes non-binaires sont victimes.

Quel est ton plus beau souvenir au sein de l’association ?


Mon plus beau souvenir est peut être la manifestation du 8 mars, il y a pratiquement 2 ans maintenant. Il y avait beaucoup de monde, c’était un moment où on était toutes dans la rue ensemble, donc je dirais que ce sont les manifs de manière générale.



PARLE NOUS DE TON ASSO

Peux-tu présenter ton association ?


Mon association est le Groupe d’Action Féminisme de Rouen (GAF), on a pris ce nom là courant janvier. Avant, on s’appelait Droit des Femmes Rouen, une association qui existe depuis plusieurs années, qui a pas mal changé dernièrement. Aujourd’hui, on est une asso qui prépare des manifs et des actions dans la rue. On essaie de visibiliser le plus possible les luttes féministes. On est là pour être actives et se montrer.

Quelles sont les personnes que vous visez de manière générale ?


On vise le plus de personnes possible ! Il y a d’abord l’esprit de sororité et d’entre aide. On aidera toutes les personnes qui en auront besoin, comme on pourra. Par nos actions, on essaye vraiment de visibiliser au plus grand nombre, vers un public le plus large possible.


"Plus on sera, mieux ce sera"

Avec qui menez-vous ces actions ?


Il n’y a pas du tout de salarié, on est toutes membres à part égale. On mène des actions avec d’autres groupes, comme les colleuses par exemple. Il y a aussi Sang-Rancune qui sont déjà intervenues avec nous ou Espoir de femme qui est un groupe de l’ASTI (Association de Soutien avec Tou.te.s les Immigré.e.s), avec qui on a travaillé sur un festival féministe il y a deux ans. On voulait le renouveler mais malheureusement, avec le Covid, on n’a pas pu.

Recrutez-vous ?

On est bien sûr ouvertes à toutes les personnes qui veulent nous rejoindre. D'ailleurs, nous avons souvent des demandes. En ce moment, c’est un peu difficile à cause de la crise sanitaire : on fait que des réunions en visio, alors c’est un peu dur d’accueillir des nouvelles personnes. Mais en tout cas, toutes les bonnes volontés sont à prendre et on a toujours besoin de monde pour nous aider, pour participer aux réunions. Chacun.e s’investit à son rythme et selon ses possibilités, il n’y a pas d’obligation. On se réuni une fois par mois, voire tous les 15 jours selon les périodes et après chacun.e, prend en charge ce qu’il est possible de prendre en charge.

Comment faire pour vous contacter ?


Si vous souhaitez nous contacter on a une page Facebook, un compte Instagram et Twitter :

« Groupe d’action féministe de Rouen »

Quels sont les moyens dont vous disposez ?

On se réunit à la Maison des Associations de Rouen, près de la Préfecture. On vend des badges qui permettent de financer des banderoles ou des choses comme ça, mais sinon on n’a pas vraiment de moyens à notre disposition.


Avez-vous des besoins spécifiques ? Si oui, de quoi avez-vous besoin ?


On a surtout besoin de monde. Les besoins matériels ce n’est pas le plus important. On se débrouille avec ce qu’on a, comme on peut, et ça va très bien de ce côté-la. Plus on sera, mieux ce sera.

Quelles sont vos aspirations à long terme ?


Qu’il y ait une révolution féministe ? Que le féminisme soit de plus en plus visible, ça commence à être le cas mais on est encore loin de la majorité, d’une réelle prise de conscience.

Source : Photos tirées du compte Instagram de la GAF

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